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Tahiti: MILLE PERSONNES CONTRE L’IMAM

tahitiSur l’une des banderoles, ils ont inscrit « pas de terroristes à Tahiti ». L’amalgame entre les musulmans et les islamistes est courant dans une Polynésie qui perçoit surtout l’islam à travers les journaux télévisés. Le premier lieu de prière musulman de Polynésie française a ouvert à Papeete en octobre 2013, à l’initiative d’un imam de 23 ans, Hicham El Barkani. Il a ensuite lancé un appel aux dons en Métropole pour bâtir une mosquée. Ce projet a suscité une vive réprobation en Polynésie, notamment sur les réseaux sociaux. Une tête de porc a même été déposée devant le lieu de culte, il y a deux semaines. Les 280 000 habitants de Polynésie française sont dans leur immense majorité chrétiens : catholiques ou protestants pour la plupart d’entre eux, mais aussi mormons, adventistes, sanitos (église chrétienne organisée par Joseph Smith en 1830 sous le nom d’Église du Christ) ou témoins de Jéhovah. Les musulmans estiment leur nombre à environ 500, pour la plupart des enseignants ou des militaires de passage.

Colère. Les manifestants ont concentré leur colère sur l’imam, un jeune homme à la barbe fournie qu’ils soupçonnent d’être « un salafiste » qui veut « retourner au Moyen-Âge ». « Son islam est dangereux, on est contre cet homme et ses pratiques extrémistes » affirme Romain Bonnard, l’un des organisateurs de la marche. « On veut pas le voile, il fait chaud ici » renchérit Ruita Moo, une jeune Tahitienne, pancarte anti-islam en main. « Et en plus avec cette religion, on ne peut pas être seule dans une salle avec un homme » s’inquiète-t-elle. « On a peur de finir comme la France, où c’est la cata quand l’Algérie joue un match » ajoute Maheanu Johnson, un autre organisateur. Seules deux personnalités politiques locales se sont jointes au cortège. Eric Minardi représente le FN en Polynésie française. « De plus en plus les militaires musulmans de l’armée française refusent de se battre dans les pays musulmans, et ici ils sont de plus en plus nombreux. Pendant ce temps, les Polynésiens sont au combat au Mali ou en Afghanistan » affirme-t-il. A ses côtés, un sympathisant porte une pancarte indiquant « Islam = soumission = esclavage = djihad ».

Femmes. Sandra Lévy-Agami est une élue du parti de Gaston Flosse. Cette militante féministe a le sens de la formule : « Nous les vahine, le paréo nous le portons autour de la taille, autour du torse mais pas autour du visage » revendique-t-elle. « La charia renie les droits des femmes, autorise la lapidation et autorise les viols » ajoute-t-elle. « Il viole les lois, il ne respecte pas les décisions du maire de Papeete » a réagi le président Gaston Flosse, sans toutefois participer à la marche. « Cet imam est dangereux » a-t-il ajouté. Les manifestants demandent l’expulsion de l’imam, ce qui a peu de chances d’aboutir puisqu’il est Français et n’a rien fait d’illégal. « Je ne reconnais pas ma Polynésie et son sens de l’accueil » s’attriste Maheana, une jeune Polynésienne en regardant passer le cortège. L’influent père Christophe, qui officie à la cathédrale de Papeete, a aussi dénoncé sur Internet cette manifestation, en citant le pape François : « Nous chrétiens, nous devrions accueillir avec affection et respect les immigrés de l’islam qui arrivent dans nos pays. »

source: http://www.lnc.nc/

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