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Allemagne : la manifestation «anti-islam» rassemble 17 500 personnes

Ils étaient 2500 de plus que la semaine dernière à descendre dans la rue. Lundi, environ 17.500 personnes, selon les derniers chiffres, ont participé à la dixième manifestation contre l’islam à Dresde, à  l’est de l’Allemagne. A l’inverse, dans plusieurs autres villes d’Allemagne, environ 20.000 personnes sont descendues dans la rue pour s’opposer à ce mouvement populiste.

Le 15 décembre, le mouvement à l’origine des manifestations anti-islam à Dresde, les « Européens patriotes contre l’islamisation de l’Occident » (Pegida), avait déjà rassemblé 15 000 personnes dans les rues de la capitale de Saxe, un Land (Etat régional) d’ex-Allemagne de l’Est. Lundi soir, pour le dixième rassemblement d’affilée, les pro-Pegida s’étaient donné rendez-vous devant l’opéra de Dresde où ils ont entonné des chants de Noël pour dire leur refus de « l’islamisation de l’Occident ».

« Ils exploitent les symboles chrétiens »

 Face à eux, 4.500 contre-manifestants (6.000 lundi dernier) ont répondu à l’appel de l’alliance « Dresde sans nazis », selon la police. Quatre cents personnes se sont également rassemblées dans une église pour une prière de la paix oecuménique, selon l’agence de presse dpa.

En réaction au rassemblement de Pegida, la direction de l’opéra de Dresde, le Semperoper, a éteint les lumières du bâtiment et les employés ont érigé quatre drapeaux proclamant « ouvrez les yeux », « ouvrez les coeurs », « ouvrez les portes » et invoquant la constitution allemande : « La dignité des personnes est intangible ». Critique envers Pegida, l’évêque de Saxe, Jochen Bohl, a déclaré à dpa que le mouvement cherchait à « exploiter les symboles chrétiens et une tradition chrétienne dans un but politique ».

Né en octobre, Pegida a reçu le soutien du jeune parti contre l’euro et populiste Alternative pour l’Allemagne (AfD), et organise chaque semaine des « Manifs du lundi », sur le modèle de celles qui, il y a 25 ans, ont contribué à faire vaciller le Mur de Berlin. Au fil des semaines, le mouvement a pris de plus en plus d’ampleur, rassemblant des néonazis et des militants d’extrême droite, mais aussi et surtout de simples citoyens, inquiets face à ce qu’ils perçoivent comme une « islamisation de l’Occident » ou face à l’afflux de réfugiés, alors que l’Allemagne est devenue depuis peu la principale destination d’immigration en Europe.

source: http://www.metronews.fr/

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