Skip to content

Pour éviter leur profanation à l’orée du référendum : Le Rejir invite l’Etat à sécuriser les cimetières

«Sécuriser les cimetières» est ce que réclame le Réseau des journalistes pour l’information religieuse (Rejir). L’objectif, soulignent les membres de la structure, est de mettre ces lieux à l’abri de toute profanation surtout en prélude au référendum du 20 mars. Un moment où des politiciens seraient toujours tentés de se livrer à des pratiques occultes, rien que pour sortir victorieux d’un combat électoral.

A quelques jours de la tenue du référendum du 20 mars, le Réseau des journalistes pour l’information religieuse (Rejir) a demandé à ce que l’Etat prenne les dispositions pour que des éléments de l’Agence de sécurité de proximité (Asp) soient envoyés dans les cimetières pour que ceux-ci soient sécurisés afin qu’ils ne soient pas profanés comme c’est le cas à la vieille de chaque compétition électorale. «Le minimum de respect qu’on doit avoir pour nos morts, c’est de sécuriser nos cimetières. Qu’est-ce qui empêche l’Etat de mettre dans chaque cimentière des agents assermentés, qu’ils soient des Asp ou des policiers», a plaidé hier Mouhamadou Barro, coordonnateur du Réseau des journalistes pour l’information religieuse, en marge du panel sur : «Sorcellerie, pratique occultes et sacrifices humains dans la vie sociale, dans le sport et la politique» tenu à la librairie L’Harmattan Sénégal en partenariat avec le centre Roqya international dont le coordonnateur est Ben Halima Abderaouf. En visite au Sénégal dans le cadre d’une tournée mondiale qu’il effectue, Ben Halima Abderaouf, un des panelistes, de convaincre que le Coran suffit pour se mettre à l’abri d’un quelconque danger que de recourir à des pratiques occultes en «opposition» avec les religions révélées. Pour appuyer son argumentaire, Ben Halima Abderaouf de se livrer à une séance de captage d’un djinn qu’il a converti à l’islam pour soigner un jeune garçon qui était possédé par ce corps étranger. «C’est notre travail de casser la sorcellerie. On choisit le diable pour réussir. Quand on adore un fétiche, c’est le diable qui est derrière. Les djinns font semblant d’aider la personne. Tu as l’illusion d’aller mieux, alors que ta vie ne fait que se détériorer», prévient-il.
Pour le professeur Ibrahima Sow, chercheur à l’Ifan et di­recteur du Laboratoire de l’imaginaire de l’Université Chei­kh Anta Diop, «ceux qui ont re­cours au mara­boutage ne cro­­ient pas à leur propre mé­rite». D’où l’importance de ce panel où il a eu à intervenir pour sensibiliser sur le phéno­mène. «Il y a toute une question d’éducation, de revirement de mentalité. C’est prohibé par la religion, mais les gens le font. On maraboute par­tout à tout bout de champ. Les gens ont besoin de se projeter», souligne-t-il.

amadoumbodji@lequotidien.sn

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :