Suffit-il de célébrer le Magal (de Touba) pour en comprendre l’esprit ? (Dernière partie) – Ahmadou Makhtar Kanté


Suffit-il de célébrer le Magal (de Touba) pour en comprendre l’esprit ?

Exode, Hégire, Exils forcés : Approche comparatiste

(TROISIEME ET DERNIERE PARTIE)

« Mon ultime visée est d’être élevé à la dignité de captif de DIEU et au degré de Serviteur Par Excellence du Prophète » ‘Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké

Touba (1)

L’exil forcé de Serigne Touba : contexte, déroulement et enseignements

Le contexte et ses caractéristiques principales

Déjà, à l’aube de l’appel islamique, face à des persécutions sans cesse croissantes, le prophète (saws) invite un groupe de musulmans à s’exiler en terre africaine chez un roi chrétien juste. Cette fois-ci, au 18e siècle du calendrier grégorien, toujours en terre africaine, à l’ouest du continent, vont se dérouler des événements qui participent de la même cause. L’islam est présent dans cette partie du monde depuis le 8e siècle du calendrier grégorien. En ce 18e siècle, l’islam soufi sous le visage de la Tariqa (voie) Qadiriya est de plus en plus supplanté tant du point de vue géographique que démographique par la Tariqa Tijaniya. A côté de la prépondérance de la voie soufie, on note celle de l’école malikite et de la doctrine ach ‘arite.

Certains érudits musulmans sont proches de l’aristocratie locale, le pouvoir des Thiédos en milieu wolof, et d’autres préfèrent s’en éloigner en menant une vie austère dans la brousse et d’autres sont en conflits avec eux.

Certains leaders musulmans considèrent légitime de mener un Jihâd (ici lutte armée s’entend) contre les pouvoirs africains locaux qui pratiquent l’esclavage et aussi pour faire progresser l’islam au sein des masses. La nécessité de pacifier l’administration des affaires locales fait que le colonisateur français met en place toute sorte de stratégies pour arriver à ses fins. Il veut arriver à assimiler les « indigènes » jusqu’à leur faire accepter que leurs grands-pères étaient des gaulois ; à adapter les terroirs locaux et leurs ressources aux besoins de l’économie et aux intérêts géostratégiques notamment militaires de la France ; à civiliser les colonisés par le truchement de l’humanisme de l’époque et du christianisme.

C’est dans ce contexte que nait Ahmadou Bamba Mbacké en 1853/54 du calendrier grégorien qui aura une histoire assez particulière avec le pouvoir colonial français. Ahmadou Bamba va grandir dans une ambiance familiale fortement islamisée. Son père Momar Anta Sali était un érudit respecté et enseignant réputé. Au décès de ce dernier, le jeune Ahmadou Bamba qui avait déjà fait montre d’une capacité rare dans l’apprentissage du Coran et des sciences religieuses prend le relais. Il avait la trentaine et étonna encore les notables proches de son père en refusant les propositions de se rapprocher du Damel du Cayor afin de profiter de tous les privilèges liés à la fonction de Cadi et conseiller que son défunt père assurait. Ahmadou Bamba qui avait de tout temps eu des réserves sur la pertinence d’une telle fonction répondit ceci : « Penche vers les portes des rois, m’ont-ils dit, afin d’obtenir des biens qui te suffiraient pour toujours. DIEU me suffit, ai-je répondu, et je me contente de LUI et rien ne me satisfait si ce n’est la Religion et la Science. Je ne crains que mon ROI et n’espère qu’en LUI car c’est LUI, le MAJESTUEUX, qui m’enrichit et me sauve. Comment disposerais-je mes affaires entre les mains de ceux-là qui ne sont même pas capables de gérer leurs propres affaires à l’instar des plus démunis ?  Et comment la convoitise des richesses m’inciterait-elle à fréquenter ceux dont les palais sont les jardins de Satan ? Au contraire, si je suis attristé ou éprouve un quelconque besoin, je n’invoque que le Propriétaire du Trône [qu’est DIEU]. Car IL Demeure l’Assistant, le Détenteur de la Puissance Infinie qui crée comme IL veut tout ce qu’IL veut. S’IL veut hâter une affaire, celle-ci arrivera prestement mais s’IL veut l’ajourner, elle s’attardera un moment. O toi qui blâmes ! N’exagère pas dans ton dénigrement et cesse de me blâmer ! Car mon abandon des futilités de cette vie ne m’attriste point… Si mon seul défaut est ma renonciation aux biens des rois, c’est là un précieux défaut dont je ne rougis point ! » (www.daaraykamil.com)

Après le décès de son père, Ahmadou Bamba pend en charge l’école où il avait déjà commencé à enseigner et apporte des changements qui semblent gêner nombre d’anciens. Il veut rompre avec l’apprentissage purement intellectuel pour promouvoir sa propre vision qui consiste à privilégier l’éducation spirituelle. Il dénonce aussi certains marabouts qu’il assimile à des charlatans qui apprennent juste pour la notoriété, et recommande la vigilance dans le choix d’un guide spirituel. Ahmadou Bamba est passionné de lecture et d’écriture et déjà à la vingtaine, il s’exerce à faire des commentaires d’ouvrages de grands auteurs du soufisme et des pratiques cultuelles.

En 1887/1888, Cheikh Ahmadou Bamba fonde le village de Touba dont le nom arabe est associé à la félicité et à l’abondance dans le Coran et les hadiths avec l’intention d’en faire une sorte de ville islamique idéale : « La raison pour laquelle TOUBA et Darou Salam me sont plus chers que les autres lieux que j’ai édifiés réside dans la sincérité de l’intention qui m’inspira l’idée de les fonder. Je n’y suis pas venu pour suivre les traces d’un ancêtre, ni pour chercher un site propice à la culture, ni pour découvrir un pâturage. Mais uniquement pour adorer DIEU l’Unique, avec Son Autorisation et Son Agrément » (www.daaraykamil.com)

Dans son œuvre de 1887 « Matlabul fawzayni » (la quête du bonheur des deux mondes) qui peut être considérée comme le projet de la future ville de Touba, Cheikh Ahmadou Bamba écrit : « Fait de ma demeure (la ville de Touba) le bastion de l’obéissance à Allah et du respect de la Sounna de l’envoyé (prière et bénédiction sur lui) pour toujours, et non le lieu d’innovations blâmables (bida ‘) »

Ahmadou Bamba acquiert progressivement une notoriété qui gêne. En faveur de cette notoriété il faut noter : l’effondrement un après l’autre des derniers représentants de l’aristocratie locale, certains sont tués par le pouvoir colonial, d’autres ont pactisé avec, et d’autres ont été déportés ; la même chose peut être dite des marabouts de l’époque ; le charisme personnel d’Ahmadou Bamba ; son option affirmée de ne pas s’allier aux pouvoirs temporels qu’il s’agisse de l’aristocratie locale ou de l’administration coloniale ; son goût pour la retraite spirituelle ; et les masses de plus en plus grandes qui lui font allégeance.

C’est ainsi qu’il devenait de plus en plus inévitable que le pouvoir colonial, aucun autre n’avait les moyens de freiner la marche de Ahmadou Bamba, cherche à stopper la popularité de ce dernier. Bien évidemment, l’administration coloniale a pensé que le marabout pouvait être gagné par des velléités de lever des troupes au nom du Jihâd. Pourtant, Ahmadou Bamba décline sa compréhension du jihâd ainsi : « bil ‘ulûmi wa bittuqâ » (par le savoir et la crainte de Dieu). N’empêche que le pouvoir colonial se méfie de lui et prend l’option certainement bien étudiée par rapport à d’autres possibles, de l’exiler de force. Quand il est convoqué à la gouvernance de Saint-Louis en septembre 1895, il clame en plus de ses deux unités (rakas) des propos du genre : Je n’ai qu’un seul Seigneur auquel je me soumets exclusivement, Allah, le maitre du monde. Le pouvoir colonial interprète ces propos comme une posture de défiance et décide de sa déportation au Gabon de I895 à 1902. La déportation était une stratégie que les pouvoirs coloniaux français, britannique et portugais mettaient souvent en œuvre contre tout leadeur religieux, politique ou autre qui pouvait gêner leur entreprise de domination.

Le départ en exil

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C’est ainsi que Ahmadou Bamba n’oppose pas de résistance à sa déportation et ne demande pas à ses adeptes de prendre les armes. Il inscrit sa lutte dans la défense de l’identité islamique par la quête du savoir, l’enseignement et l’éducation. Avant de partir, il distribue des responsabilités à sa famille proche et à d’autres adeptes qui ont fait montre de loyauté à son égard. Il laisse continuer en son absence l’apprentissage du Coran et des sciences islamiques mais aussi incite ses adeptes aux activités agricoles aux fins de l’autonomie économique. Aussi considère-t-il que les colonisateurs français ne sont que des agents (ils ne s’en rendent pas compte) d’un projet hégémonique qui va échouer et que sa déportation est une étape majeure des épreuves qu’il accepte de subir pour mériter d’être au service du Moukhtar (autre nom du prophète, celui qui est choisi par Dieu).

A son retour du Gabon en 1902, la ruée des masses vers lui inquiète à nouveau l’administration coloniale, preuve que celle-ci continuent à le considérer comme un rempart contre l’assimilation et la christianisation du pays. Cette fois-ci, il est exilé vers un Cheikh de la Mauritanie, certainement que l’idée était de le mettre à proximité d’un érudit fort respecté qui pourrait le convaincre de ne rien faire contre les occupants. Des vagues de mourides viennent lui rendre visite durant les quatre années qu’il passe en Mauritanie (1903-1907). De retour au Sénégal, il est astreint à résidence à Thiéyène au nord-ouest du pays de 1907 à 1912. Puis, il est transféré et mis en résidence surveillée à Diourbel au centre ouest du Sénégal à partir de 1912 jusqu’à l’année de son rappel à Dieu en 1927. En tout, pendant 21 ans, Ahmadou Bamba est privé de liberté.

Il s’aide de prière, de lecture de Coran, d’écriture notamment sur l’amour du prophète, d’enseignement, d’instruction de ses adeptes à édifier des villages selon une architecture islamique (maison du marabout, école coranique, mosquée), et portant des noms arabo-musulmans. Ahmadou Bamba prie Dieu pour son projet personnel de voir Touba devenir une cité islamique dont il décrit les contours dans son écrit intitulé « Matlabul fawzayni » (la quête du bonheur des deux mondes). Le Colon ne veut surtout pas lui donner l’opportunité d’édifier cette cité de Touba conformément à la vision islamique qu’il en a. Ce n’est qu’à son rappel à Dieu, que ses proches peuvent amener sa dépouille dans cette cité avec en filigrane, la passion irréfragable de réaliser le projet de leur Cheikh.

Enseignements clés de l’exil forcé d’Ahmadou Bamba

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Cheikh Ahmadou Bamba a été un rempart au projet d’assimilation et de christianisation que portait le colonisateur français ;

Son attachement à l’identité islamique se voit entre autres indicateurs, dans la référence constante au calendrier hégirien. C’est ainsi qu’il mentionne clairement les étapes clés de sa vie en date et en année hégirienne comme c’est le cas notamment pour son Exil ;

Il a développé des stratégies appropriées sur la base d’une connaissance solide des dimensions de l’islam et d’une intelligence hors du commun du contexte dans lequel il vivait ;

La stratégie d’exil forcé et de résidence surveillée que le colonisateur lui a fait subir a été contre-productive puisque Cheikh Ahmadou Bamba est resté dans la défense de l’identité islamique jusqu’à son rappel à Dieu ;

Parmi ses enseignements majeurs : Allah seul est puisant et Lui seul est le maitre, une vie n’est digne d’être vécue que sous le service du sceau des prophètes ; le pardon accordé aux ennemis pour l’amour du Seigneur, et le rejet de la vengeance, ce qui rappelle l’attitude du prophète (saws) lors de son entrée triomphale à la Mecque ;

Il a voulu de tout son être édifier Touba et en faire une cité islamique, tout cela toujours dans une profonde pensée à l’invocation du prophète Abraham pour la Mecque et aussi pour ce que l’islam porté par le prophète Muhammad (saws) et ses compagnons a fait pour que Yathrib devienne Médine. Toutefois, dans Sa sagesse parfaite, Son Omniscience et Sa souveraine volonté, Son seigneur en décida autrement ;

Le colonisateur français n’a pas pris le risque de laisser le Cheikh mettre en œuvre son projet de société islamique dans la ville de Touba ;

Depuis son rappel à Dieu, ses successeurs et adeptes font des mains et des pieds pour perpétrer son enseignement et faire de Touba la cité qu’il a voulue ;

Ahmadou Bamba a dit qu’il ne voulait pas être seul à Remercier Dieu de lui avoir fait subir des épreuves durant lesquelles, il a eu l’opportunité de démontrer qu’il n’avait pour maître que Lui, pour référence que le Coran et pour guide que Muhammad (saws) ;

A notre humble avis, l’esprit du Magal se trouve dans cet état d’esprit ou cette posture spirituelle qui a fait que Serigne Touba est resté libre dans sa foi musulmane et qu’il n’a rien renié de son appartenance à l’islam grâce non pas à lui-même mais plutôt au soutien de Dieu ;

Serigne Touba réclame qu’on lui reconnaisse sa soumission exclusive à Dieu, son attachement indéfectible au Coran et sa fidélité sans faille à son maitre, le prophète Muhammad (saws) : « Mon ultime visée est d’être élevé à la dignité de captif de DIEU et au degré de Serviteur Par Excellence du Prophète » ;

Le Magal comme rassemblement dans la cité de Touba est une initiative des successeurs de Serigne Touba, c’est pourquoi nous écrivons « Magal (de Touba). Car, le Magal en tant que tel n’est pas n’est pas lié comme un cordon ombilical à la ville de Touba, car c’est un acte du cœur qui transcende la notion de territoire. C’est à l’application du contenu de « Matlabul fawzayni » que l’on doit mesurer la valeur de Touba et que l’on sera dans la fidélité à la voie de Serigne Touba ;

Le Magal, c’est de pouvoir éprouver un sentiment de reconnaissance à Dieu pour qu’Il nous aide à servir Sa cause et celle du prophète (saw) sans rien attendre en retour que Son agrément, car le Coran nous dit que Dieu qui est « Châkir » et « Chakûr » sait être reconnaissant à la reconnaissance de Son serviteur ;

Il s’agit donc de magnifier (Magal) Dieu, en s’inspirant de l’attitude exemplaire de Serigne, car que peut signifier « être au service du prophète (saws) », si ce n’est faire connaitre le miracle, associé à sa mission, le Coran ; son enseignement et sa pratique (sa Sounna) ; les faire aimer plus que toute autre chose ; les diffuser et les défendre contre toute attaque et contre tout dévoiement ;

Pour nous, ce qui est prétendu être Magal doit se vérifier ou s’éprouver par le choix résolu d’être prêt à tout sacrifier au service de Dieu et de son prophète (saws). C’est Serigne Touba qui écrit : « c’est en ce 18 safar que je me suis mis au service du Moukhtar (celui que Dieu a choisi) » ;

Nous devons éviter de nous tromper de perspective en sacralisant le Magal (de Touba), c’est-à-dire en donnant par nous-mêmes une valeur cultuelle intrinsèque au déplacement vers Touba le 18 Safar car, la tradition orale nous rapporte que le Cheikh a dit que chacun peut le faire où il se trouve ;

Nous devons éviter de faire du Magal une occasion d’idolâtrer la personne de Serigne Touba ou d’introduire dans cette cité pour laquelle, il a tellement imploré Son seigneur de ne point laisser s’y produire des actes de mécréance, d’idolâtrie, et de pratiques blâmables aussi bien au plan cultuel (bid’ah) que moral. Voir ce que le Cheikh en dit dans « Matlabul fawzayni » ;

C’est pourquoi on ne peut que se réjouir de ces propos que l’imam de la grande mosquée de Touba a tenus tout récemment : « Quiconque ignore que Serigne Touba est le serviteur de Dieu et l’obligé de son prophète ne le connait alors pas du tout »

Conclusion

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A travers l’exode, au moins 1000 ans avant J-C, les fils d’Israël sont délivrés du joug impitoyable du Pharaon de l’époque pour être libre de vouer un culte exclusif à Dieu et pour être témoins de l’islam. Le peuple libéré rompt à plusieurs reprises les fondements de l’alliance que Dieu a établie avec leur père Abraham : la foi au Dieu unique et l’observance de Ses commandements. Dieu donne la victoire à Moise sur le système de Pharaon vu sa persévérance et sa détermination mais pas l’opportunité d’accéder à la terre de Palestine mais reçoit toute la Tawrât et l’enseigne comme il se doit. Ses successeurs auront l’occasion de gouverner sous la guidance de la Tawrât pendant les règnes de Saul jusqu’à Salomon en passant par David (paix sur eux).

Quand Jésus annonce le basculement de l’alliance, de la lignée d’Isaac par la filiation de Jacob vers la lignée d’Ismaël, c’est le prophète Muhammad (saws) qui en devient le dépositaire. Dans cette perspective, l’Hégire marque le début d’un islam triomphant qui s’installe dans une ville prête à accueillir les musulmans. C’est à partir de cette ville que l’islam va rayonner dans le monde y compris en restaurant la fonction originelle de la Kaaba telle que Dieu avait prescrit à Abraham et Ismaël de la lui donner. L’hégire peut donc être décrite comme un prolongement de l’exode, le but étant que le musulman soit quelque part sur terre libre de vouer à Dieu un culte exclusif (tawhid) et de gérer sa vie à la guidance du Coran et de la Sounna du prophète Muhammad (saws).

Le prophète Muhammad (saws) vient avec le statut de sceau des prophètes ainsi que de dépositaire du Coran, le couronnement de la révélation. Il a accompli sa mission intégralement. Suit alors pour tous les temps à venir, l’avènement d’Oulémas, et de réformateurs (moujaddid) qui vont enseigner la bonne compréhension et la pratique juste de l’islam.

Le Magal (de Touba) inscrit Cheikh Ahmadou Bamba dans cette continuité. En effet, il est resté intraitable sur la défense de l’identité islamique en Afrique de l’ouest, et ne s’est réclamé que de trois vertus fondamentalement : soumission exclusive à Dieu, attachement à la guidance du Coran et fidélité indéfectible à la Sounna du prophète Muhammad (saws). Il endure sans appeler à la révolte armée et développe un projet de cité islamique estampillée « Touba. » Il n’aura pas l’opportunité de réaliser son projet mais ses successeurs ont à cœur de le faire. Il leur revient de mener à bien ce qu’on pourrait appeler le dernier vœu de Serigne, à savoir la réalisation d’un projet de nature islamique à Touba, à la guidance de « matlabul fawzayni » ;

Les leaders de la communauté mouride seraient fidèles au vrai esprit du Magal (de Touba) en rappelant ce qui dans le Coran, les Hadiths et les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba, peut nous donner la force de revenir à la foi qui nous protège de l’idolâtrie, nous fait pratiquer la justice et l’équité, nous rend plus responsables, plus sensibles à la solidarité, à l’exemplarité, bref plus aptes à lutter de toutes nos forces contre ce chaos qui est en train de prendre des proportions inquiétantes au Sénégal. Ce serait dommage qu’on soit englouti avec entre les mains ces trésors que constituent le Coran, la Sounna du prophète (saws) et l’esprit du Magal.

Fait à Dakar, Safar 1439, novembre 2017        

Ahmadou M. Kanté
Imam, écrivain et conférencier
amakante@gmail.com

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