Mon article sur le crédo layène : ma réponse au sieur Ibrahima Abou Samb – Par Imam Makhtar Kanté


Au sujet de mon article sur le crédo layène : ma réponse au sieur Ibrahima Abou Samb

Sous l’intitulé « La communauté layène apporte la réplique à Imam Ahmad Makhtar Kanté, le site « leral.net » a publié, le mercredi 11 Avril 2018, deux textes des sieurs Ibrahima Abou Samb et Baytir Kâ sur le lien « https://www.leral.net/La-communaute-layene-apporte-la-replique-a-Imam-Ahmad-Makhtar-Kante_a223903.html »

Je voudrais apporter ici ma réponse tout en demandant au lecteur lamda de se reporter aux textes complets sur le lien susmentionné.

Monsieur Ibrahima Abou SAMB écrit : « Yaa imam, vous m’excuserez de vous corriger sur quelques bourdes que vous avez faites car l’étudiant que je suis, ne devrais pas avoir la prétention de corriger un imam « un érudit », à moins que celui-ci ait eu l’insolence de dénigrer l’imam de tous les imams, imamoul kharamayni, comme l’a attesté chérif Sadikh de Médine en 1920. Naturellement dans votre posture, son opinion ne comptera pas, fut-il un petit fils du Prophète qui était chargé de la gestion du mausolée de son grand père Muhamad (psl) à Médine »

Réponse : Je voudrais juste répondre sur les questions de fond et laisser de côté les accusations gratuites, les invectives, et autres propos qui n’honorent pas leurs auteurs et qui, je l’espère ne sont pas représentatifs de la morale layène. De plus, cela n’apporte rien aux lecteurs qui veulent comprendre et qui s’attendent à un débat serein et argumenté. Il vaudrait mieux qu’on fasse l’effort de rester fidèle à cet impératif coranique ô combien important : « apportez vos preuves si vous êtes véridiques » (Coran 2 : 111)

J’avoue ne pas être au courant de cette « attestation » du chérif Sadikh de Médine, est-il possible d’avoir l’élément pour permettre à tout le monde d’en prendre connaissance ? Si ce chérif est un petit-fils du prophète Muhammad (saws), demandez-lui ainsi qu’aux chérifs contemporains, de vous fournir leur liste généalogique et on verra s’ils pensent que c’est à Yoff que repose leur aïeul et s’ils croient aussi qu’il est revenu réincarné en âme et en chair. Et puisque lui-même gère le mausolée de son grand-père Muhammad (saws) à Médine, alors s’est-il trompé de mausolée puisque ce dernier en aurait un autre à Yoff ?

Samb écrit encore : « (…) après votre exposé qui n’a de mérite que par le volume, que tous les prophètes ont été dénigrés par les érudits. En effet, vous auriez dû constaté que ce sont les érudits juifs qui n’ont pas cru en Jésus, que ce sont les érudits chrétiens qui n’ont pas cru en Mouhammad (psl), et encore des érudit musulmans comme vous qui ne refusent de croire en Seydina Limamou Lahi ( psl) »

Réponse : je suis en partie d’accord pour dire que des « érudits » ont refusé de croire mais je souligne bien « des » car on ne peut pas mettre « les » Il y a pour les deux cas que vous avez cités, des contre-exemples, c’est-à-dite, des érudits qui ont cru. Ne me considérant pas « érudit », je ne me sens pas concerné par votre affirmation superficielle et radicale.

Samb écrit : « Avant d’attirer votre attention sur l’essentiel de vos boutades, notez bien que la formule adjibou da’iyalllahi… » n’est ni une traduction ni une transcription du wolof à l’arabe. Le mahdi Seydina Limamou Lahi l’a dit textuellement comme cité dans le site et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle les habitants de Yoff disaient qu’il était devenu fou car sortaient de sa bouche, des mots arabes alors qu’ils savaient tous qu’il était illettré. Ainsi disaient-ils « limamo ngay lakki yaaram »_limamou est en train de parler l’arabe »

Réponse : pour ce qui est de la langue utilisée par Limamou pour lancer son appel, vous voyez bien que je n’ai fait que citer un site, de votre communauté, chose que tout le monde peut faire pour voir ceci : « Enveloppé dans ses pagnes, il déambula sur les collines, dans les ruelles et places publiques, tel un pèlerin arpentant la distance de La Mecque à Arafat, appelant à haute voix ses concitoyens, en une langue Wolof teinté d’un accent Lébou : « Répondez à l’appel de Dieu, venez à moi, je suis le messager de Dieu, je suis le Mahdi qu’on attendait …. « , et il ne cessa plus de glorifier nuit et jour, publiquement et en privé, le Créateur Suprême prononçant constamment ses noms et attributs » « http://www.layene.sn/new/l_francais/limamou.php »

Donc vous pouvez honnêtement, puisque vous aimez bien ce mot sans apparemment mesurer les exigences y liées, convenir avec moi que ce n’est ma faute si vous n’harmonisez pas ce que vous dites ou écrivez au sujet de Limamou et notamment de son Appel qui est la base du crédo layène. Samb écrit : « Vous parlez de « posture marginale et singulière de la communauté layene », croyant ainsi apporter une preuve de la fausseté de leurs dires. Saviez-vous yaa imam que la prophétie en tant que telle est une posture marginale, que les prophètes ont toujours été des marginaux. Saviez-vous qu’aucun texte avant Jésus n’avait prédit qu’un prophète naîtrait d’une vierge et sera dépourvu de père. Saviez vous qu’aucun texte n’avait prévu qu’on pouvait changer l’apparence d’un traitre (judas) pour lui donner celui d’un prophète éminent (jésus), afin qu’il soit tué à sa place ? »

Réponse : en vérité, il existe deux textes de la Bible dont un parle de la vierge, mais les auteurs juifs disent que la bonne traduction c’est une jeune femme tout court, les voici : « C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d’Emmanuel (Ésaïe 7:14) et « Tout cela arriva afin que s’accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète: Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous » (Matthieu 1 : 22-23)

Puisque vous parlez de « avant Jésus », c’est donc le texte d’Esaïe qui pourrait vous intéresser. En tout cas, je ne vois pas là où vous voulez en venir avec l’exemple de Juda. Je ne pense pas qu’on soit dans le sujet puisqu’ici, rien dans la personne de Jésus, sa naissance sans père, sa filiation israélite par Marie n’est en cause. C’est Juda qui a changé pas Jésus (paix sur lui). Et puis, votre exemple indique que Jésus (paix sur lui) n’est pas mort sur terre. De vivant au ciel, il revient en âme et en chair enfanté par un père et une autre mère que Marie selon votre crédo. Donc votre exemple ne respecte pas le « parallélisme des formes » et de ce fait ne fait pas avancer la discussion. De plus, à partir de l’avènement du prophète Muhammad (saws), nous avons le Coran et sa Sounna pour savoir quoi croire ou ne pas croire comme le dit son testament. Donc, je ne vois pas à quoi ça rime de poser ce genre de questions. Il y a des textes qui parlent du Mahdi, de Jésus (paix sur lui), du « Dajjâl » (le faux Messie), de Gog et Magog, etc. Ils devraient nous servir de base de discussion active et non circulaire ni autoritaire du genre : aviez-vous que…Je ne suis pas votre élève.

Samb écrit : « Quand vous parlez de couplage inédit, vous rendez vous compté que Muhammad(psl) est le prophète inédit par excellence : Il a été le seul messager universel de l’humanité. Il a été le seul à appeler les Jinns en même temps que les hommes. Il a été le seul à effectuer le voyage nocturne etc. voyez donc que la singularité et la marginalité, contrairement à ce que vous pensez n’est pas une nouveauté pour l’histoire des prophéties ou pour le prophète de l’islam »

Réponse : ces lignes ne sont pas très compréhensibles à mon niveau, mais, disons que j’ai parlé de marginalité par rapport à ce que croit la majorité des musulmans, sunnites comme chiites au sujet du Mahdi et du Messie. Vous avez encore du mal à rester dans le sujet. De plus, vous parlez de spécificités du prophète Muhammad (saws) alors que la question porte sur la variante de la réincarnation que votre crédo applique au prophète Muhammad (saws). En d’autres termes, avez-vous des textes ou autres arguments décisifs à ce propos comme vous en avez pour son voyage nocturne, son appel adressé aux humains et aux jinns, le changement de l’apparence de Juda, etc., bref, des choses bien moins significatives que la réincarnation du prophète Muhammad (saws) dans la personne de Limamou, et le cumul du statut de Mahdi ainsi que la renaissance de Jésus (paix sur lui). Dieu me pardonne les termes que j’utilise pour des besoins de clarté ?

Samb écrit : « Si c’est parce que le Mahdi a pour nom Limamou et non Muhamad que vous ne croyez pas en lui comment expliqueriez-vous votre croyance en Jésus alors que Moise avait annoncé un homme du nom d’Emmanuel. Comment expliqueriez-vous votre croyance en Muhamad alors que Jésus avait annoncé Ahmad ? Le nom Muhamad jusqu’à preuve du contraire n’apparait dans aucun texte avant l’islam et pourtant quand cela vous arrange vous adoptez la marginalité, la singularité, l’inédit. Un musulman qui attend un Mahdi qui s’appellera Muhammad à sa naissance est comme un chrétien qui attend un prophète s’appellera Ahmad à sa naissance ou un juif qui attend un prophète qui s’appellera Emmanuel à sa naissance. Leur attente sera vaine »

Réponse : il y a toujours dans les livres révélés et dans les propos des prophètes (paix sur eux), des annonces sur les choses significatives qui vont se passer à leur époque où dans le futur. C’est ainsi que Muhammad (saws), de par son statut de sceau des prophètes « nabiyyûn » et dernier des messagers « rusul, mursalûn » nous a dit l’essentiel sur le Mahdi, la seconde venue de Jésus (paix sur lui), le faux Messie « almasîhud-dajjâl » et sur d’autres événements de « la fin des temps » Et dans ces hadiths figurent le nom du Mahdi et certaines de ses caractéristiques physiques et morales. La question qu’on doit vous poser, c’est : y croyez-vous ou non ? Si c’est non dites-nous sur quoi se fonde votre rejet de ces hadiths et la sélection que vous faites en la matière, étant donné que vous en citez certains.

Samb écrit : « Quand vous parlez de contradictions, aviez-vous oublié que les textes avaient prédit que le Messie sera l’héritier du trône de David alors que Jésus n’a même pas de père ! Et vous y croyez pourtant. En réalité si vous étiez conséquent avec vous-même vous n’auriez dû croire ni en Jésus ni en Muhamed car ce que vous reprochez au Mahdi leur est aussi imputable »

Réponse : la clarté n’est pas votre fort mais, apparemment, vous êtes dotés d’une omniscience qui vous a permis de déceler dans le très-fonds de mon être ce que je crois. Qui vous a dit que je crois en cela ? Est-ce une telle attitude (le niaka mandu) qu’enseigne la morale layène ? Je ne crois sincèrement pas, même si je ne partage pas son crédo. Alors pour y voir clair, il suffit juste de savoir que c’est le judaïsme rabbinique qui considère que le Messie que les juifs attendent sera de la maison de David. Il sera un « Ben David ». C’est dire que le Messie sera une personne née d’un père et d’une mère. Et étant donné que Jésus (paix sur lui) ne remplit pas ce critère biologique, n’ayant pas de père, il ne peut être le vrai Messie fils de David que les juifs attendent. Il vous aurait suffi de poser la question pour que j’y réponde. A la place, vous jouez au devin.

Maintenant, si voulez savoir ce que je crois à ce sujet, en résumé, c’est ceci : comme le dit le Coran, Jésus (paix sur lui) est le vrai Messie « al masîh, ‘îsabnu maryam » que la majorité des juifs n’ont pas reconnu ou accepté lors de sa première venue. D’ailleurs sa seconde venue aura pour but parmi d’autres, de clarifier cela. Une question intéressante en découle, à savoir, pourquoi le judaïsme rabbinique rejette la messianité de Jésus (paix sur lui) ? Je pourrai en parler en temps et lieu opportuns, plaise à Dieu. En outre, vous vous trompez encore, comment oserai-je reprocher quelque chose au Mahdi, je crois que vous êtes mal exprimés. Cela ne fait pas sens à l’aune de ce que je tiens pour vrai à ce sujet. Nous discutions de qui est le Mahdi et pas d’autre chose.

Samb écrit : « Enfin pour ne pas tirer en longUeur, le sens que vous donnez au terme khatam an nabiyyine et laa nabii ba’dii » est en contradiction flagrante avec la conception de notre mère aicha et plusieurs oulémas phares de l’islam » D’abord le Prophète nous dit : « J’étais le Khâtam-an-Nabiyyîne avant que le prophète Adam ne naquit. » Tafsir Ibn Kathir, sur l’autorité de Musnad Ahmad ibn Hanbal. Ensuite lorsque son fils Ibrahim mourut, il dit : «Si Ibrahim avait vécu il serait devenu un prophète vertueux.» Ibn Majah Vol: 1 Kitab ul Janaiz » Enfin on rapporte que Aicha, la mère des croyants a dit : «Dites qu’il est le Khâ- tam-an-Nabiyyîne, mais ne dites pas qu’il n’y a pas de prophète après lui.»

Réponse : Tout le monde se rend compte des faiblesses de votre démarche qui consiste à citer des textes équivoques assortis d’interprétations alambiquées à dessein. D’abord la traduction est douteuse, ensuite le contenu indique bien que ces hadith sont sous le mode de l’allusion mise au conditionnel « si un tel…alors il serait » Ce genre de texte ne relève pas de ceux qui établissent des enseignements fondamentaux de l’islam notamment dans le domaine du monde « ‘âlamul ghayb » auquel nos sens communs ne peuvent accéder. Par ailleurs, on trouve d’autres textes du même registre qui permettent d’avoir une compréhension satisfaisante de ce qui est visé. En voici un exemple : « N’es-tu pas satisfait d’être pour moi ce que Hârûn fut pour Mûsâ si ce n’est qu’il n’y aura pas de prophète après moi ? »

Comment peut-on se baser sur ce genre de texte pour remettre en cause la clôture de la nubuwwa (le phénomène prophétique) comme le dit clairement le verset et les hadiths authentifiés par les oulémas de la matière ? Le verset est connu : « Muhammad n’est le père d’aucun de vos hommes (mâles), mais il est le Messager (rasûllallahi) de Dieu et le Sceau des prophètes (khâtaman-nabiyyyîn) » (Coran 33 : 40) D’ailleurs, ce verset indique que par Son infinie sagesse, Dieu n’a laissé survivre aucun enfant mâle du prophète Muhammad (saws). Une des « raisons » serait que s’il en avait, les gens auraient tendance avec l’aide de Satan à lui donner des attributs de prophète voire de Dieu. Et voilà que selon le crédo layène, Muhammad (saws) revient réincarné et père de Jésus (paix sur lui) !

Les hadiths qui disent : « pas de prophète (nabi) après moi » sont aussi connus de tous les musulmans. De plus, aucun de ces textes n’établit la réincarnation du prophète Muhammad (saws) en âme et en chair dans la personne de quelqu’un d’autre comme vous le croyez. A noter au passage que tous ces textes équivoques que vous citez figurent dans les sources de la communauté Ahmadiya, cette communauté concurrente des layènes vu qu’elle considère que Mirza Ahmad Ghulam est le Mahdi et le Messie. Peut-être qu’un jour, nous saurons qui copie qui : voici un lien instructif à ce sujet :

« http://khuddam.fr/livres/Khataman_Nabiyyine.pdf »

Pour ce qui est de la citation attribuée à Aïcha, la mère des croyants, qu’Allah l’agrée : « Dites qu’il est le sceau des prophètes, mais ne dites pas qu’il n’y a pas de prophète après lui », il faut d’abord noter que ce n’est pas un hadith en tant que tel mais les propos de notre mère qui ne peuvent être érigés au statut d’article de foi. Ensuite, nombre d’oulémas mettent en cause leur authenticité. Si quand même nous admettons leur recevabilité au plan technique, on ne pourrait pas s’y fonder pour remettre en cause la fin ou la clôture de la « nubuwwa » (phénomène prophétique) comme l’indiquent le verset précité et des hadiths bien établis. En effet, notre mère Aïcha ayant entendu des gens prononcer les hadiths genre « pas de prophète (nabi) après moi », leur dit : dites préférablement « il est le sceau des prophètes (khâtaman-nabiyyîn ) » Le souci d’Aïcha, qu’Allah l’agrée, a consisté à attirer l’attention de ses interlocuteurs sur le retour de Jésus (paix sur lui). Elle a voulu juste que les musulmans n’oublient pas de concilier ces deux choses : fin ou clôture du phénomène prophétique et aussi retour de Jésus (paix sur lui) dont le statut de prophète a été établi auparavant.

Notre mère voulait rappeler aux musulmans de ne pas douter ou oublier que Jésus (paix sur lui) reviendra, et ce, sans aucune contradiction avec la fin ou la clôture du phénomène prophétique. Cela est conforté par le hadith où le prophète (saws) voyant entre les mains d’Oumar des feuillets de la Bible lui dit : « Si Moïse était de retour, il ne ferait que me suivre ! » Aucune confusion ne peut être entretenue à partir de ces propos et surtout pas la réincarnation du prophète Muhammad (saws) lui-même en chair et en âme dans une autre personne. Rien aussi de ces textes pour équivoques qu’ils soient, qui établisse comme vous le croyez que Jésus (paix sur lui) est revenu enfanté par un père et une mère autre que Marie. Quant à ce que vous dites d’Ibn Arabi, même si la traduction est tout sauf claire, il appert qu’il ne remet pas en cause la fin de la « nubuwwa » et de la « risâlah ». Je voudrais juste savoir si vous disposez d’un de ses écrits où il soutient la réincarnation du prophète Muhammad (saws) en chair et en âme et la renaissance de Jésus (paix sur lui) tel que l’enseigne votre crédo ?

Samb écrit : « il est évident  que si vous ne savez pas faire la différence entre le nubawa tachri’i le nuwa tajdiid et le nubuma rid wa tasdikh et c’est peut-être la raison pour laquelle vous osez poser une question telle que « est-il possible d’envisager qu’après ce parachèvement et cette clôture du phénomène prophétique en de termes si clairs, le retour du sceau des prophètes en chair et en âme et pour dire quoi de neuf ? » , si vous ignorez qu’un prophète n’a pas pour obligation de dire quelque chose de neuf peut être que vous n’êtes pas de mauvaise foi mais juste d’une ignorance notoire »

Réponse : Je conviens avec vous qu’un prophète « nabi » peut dire quelque chose de neuf ou pas par rapport à un prophète antérieur ou de la même époque. Toutefois, si vous regardez bien comme sauront le faire les lecteurs, vous notez que je parle bien du cas spécifique du Sceau des prophète Muhammad (saws). D’ailleurs, si je ne m’abuse, le crédo layène n’envisage pas le retour d’autres prophètes ou de nouveaux prophètes. Je ne connais pas le bien-fondé de ces expressions qui donnent des qualificatifs au « nubuwwa » car il est clair que le phénomène prophétique a été clos avec le rappel à Dieu du prophète Muhammad (saws). Et je le rappelle, dans votre crédo, il est question de réincarnation du prophète Muhammad (saws) et de renaissance de Jésus (paix sur lui) mais pas de continuation de la « nubuwwa » au sens d’un nouveau dépositaire du phénomène prophétique après Muhammad (saws). D’ailleurs dans votre crédo, vous ne parlez pas d’un autre prophète mais du même qui s’est réincarné.

Je ne saurais terminer sans dire que mises à part les procès d’intention et autres propos discourtois, vous faites de commentaires qui touchent à des questions de fond. Il y a là quelques jalons significatifs vers un débat public de fond.

Ahmadou Makhtar Kanté
Imam, écrivain et conférencier
Email : amakante@gmail.com

Fait à Dakar, le 12/04/2018 – Rajab, 1439H

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