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Ce que je retiens de l’appel au Magal de la part de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké – Imam Makhtar Kanté

Paix sur vous

Ce que je retiens de l’appel au Magal de la part de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké

Selon la tradition orale, il refusa que le Magal soit assimilé à la Tabaski et ordonna à ses disciples de ne pas paler de « Tabaski waat »

À travers son souhait de se voir accompagné dans le Magal, il nous invite à re-découvrir la vertu cardinale du « choukr »Le « choukr » est cette relation intime entre le fidèle et son Seigneur qui se traduit par la reconnaissance et la gratitude par le cœur, la langue et les œuvres, des bienfaits dont Il est la source.

De cette posture, le musulman échappe à la vanité et à la suffisance qui sont des formes d’ingratitude envers Dieu, pour mettre tout ce qu’il peut, sait et possède au service de Dieu.

Cheikh Ahmadou Bamba est donc profondément reconnaissant à son Seigneur Allah (SWT) qui lui a donné la force de traverser toutes les épreuves de l’exil dans la dignité de la foi.

Il est arrêté car étant, à son époque, un des représentants les plus influents de la résistance musulmane face au colon français après la mort ou l’exil des acteurs de la résistance musulmane armée.

Ce n’est pas par hasard qu’il est identifié comme un ennemi par l’autorité coloniale car dès son jeûne âge, il se passionne pour le savoir et séduit par sa piété, et de cela découle qu’il était un devenu un redoutable obstacle au projet civilisationnel du Colon.

Après le rappel à Dieu de son père, les notables de son entourage lui conseille de se rapprocher du Damel pour que celui-ci le confirme comme conseiller (poste qu’occupait son défunt père).

Il répond par un pamphlet disant qu’il ne voulait jouir d’aucun privilège venant des pouvoirs temporels mais n’était intéressé que par le savoir et la religion islamique.

En effet, dans ses écrits, il ne cesse de dire que son seul souhait, c’est d’être en tout soumis à Dieu et un digne serviteur de l’envoyé de Dieu (saws).

En mentionnant la date du 18 Safar, il montre encore comment il est attaché au calendrier hégirien qui est une dimension fondamentale de l’histoire de l’islam et des musulmans.

Lors de son arrestation par les troupes du colon français, il ne considère pas que c’est par sa « puissance » que ce dernier agit ainsi contre lui, il voit plutôt dans cet événement, le début d’épreuves que son Seigneur lui fait traverser pour mériter le statut de « khadimou Rassoul » (serviteur du prophète – saws).

Face à l’autorité coloniale dans le bureau de Saint-Louis, il proclame la parole de Tawhid en disant ne reconnaître pour absolue autorité que le Maître des mondesAvant de partir en exil, il donne des responsabilités et missions à ses disciplines, chaqu’un selon ce qu’il savait de ses capacités et de la compréhension de ses enseignements.

Lors des 7 années d’exil, ses compagnons sont le Coran, la prière, le jeûne, les panégyrique sur prophète (saws), le Zikr, la médiation, etc.

A son retour d’exil, son influence se renforce, d’où il est mis en résidence surveillée à Diourbel, mais il reste plus que jamais déterminé à poursuivre sa mission de revivificateur de l’islam à travers son attachement au Coran et à la Sounna, au Tawhid, son rejet de la Bida, etc., comme écrit dans « matlaboul fawzayni ».

A travers son ouvrage « matlaboul fawzayni », il esquisse les fondements de son projet de société qu’il souhaitait voir se réaliser dans la cité de Touba.

Au-delà de la communauté mouride, tout musulman devrait être fier de cette œuvre remarquable de ce grand soumis à Allah et serviteur du prophète (saws), africain à la peau noire, qui a autant contribué à l’islam universel.

Jërejëf Serigne Touba

Jazaakallahou ‘annaa khayral jazaawa

Salam

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